Ghjuventu una volta è mai piu !

Humeur

Par Nathalie Coulon

Nous voilà tout doucement nous approcher de l’été indien, des plages de l’île désertes et désertées par les touristes, un retour au calme, à la quiétude entre autochtones ou presque ! 

Après avoir survécu à la canicule, aux fumées des bateaux, aux embouteillages estivaux et aux piqûres de méduses qui avaient envahi les eaux, bien tranquillement, nous allons abandonné transats, chaise longue et drap de plage pour nous réinstaller dans nos fauteuils d’automates bien disciplinés. 

Boostés par un optimisme redoutable pour les plus vaillants, on comptera discrètement les jours qui sonneront la cloche de l’âge de la retraite.

Sachant que la réforme fait toujours débat ! 

Une petite pause estivale toujours bienvenue qui permet un retour aux sources, au village, à la découverte de nouvelles balades. Un beau moyen de décompresser, buller et se poser dans cette vie où tout le monde court, s’agite et se précipite dans une quête absolue de vouloir accélérer les choses, impatient de toujours plus et plus vite. 

Jusqu’à vouloir par l’intermédiaire d’une application (de plus pas très fiable qui risquerait de pirater vos données) se voir en photo vieux, même vieillard et partager tout guilleret sa face rabougrie le temps d’un instant !

Il en était à ce stade-là de trop pour mon âme de quadra (dépassée un peu quand même !) de vouloir céder à cette tendance ! 

Nicht, nada, nunda, je ne capitulerai pas :

Vous ne verrez pas ma bobine ratatinée par les années. Laissez-moi par pitié savourer le temps qui passe en sirotant mon café le matin et un verre de vin le soir, implorant tous les dieux de l’univers de m’épargner le plus possible des vilaines choses de la vie ! 

Le monde part en vrille totalement, des siècles de lutte et une soif éperdue de vouloir rester jeune et pétant quitte à en être ridicule, parfois et là prendre 30 ans dans la face ! Ils sont devenus fous ! 

C’est d’une provocation ! 

Quand on pense aux vieux grincheux qui cherchent la rédemption. Aux héritages littéraires, aux mémoires des vivants. 

Où va le monde dans sa conquête à la débilité !?!

Et à tout vous dire, j’ai aussi ri d’en voir certains : caricature de vieilles peaux qu’ils deviendront ou pas. 

Plus philosophiquement, assisterons-nous dans cette dernière œuvre virtuelle à un chant du cygne ?

Nous, êtres éphémères condamnés au déclin ! 

Tous en chœur et bras ouverts brandissant un si joli doigt d’honneur : 

De toute notre superbe faisons acte de résistance aux jours qui passent, à la vie qui court, aux embrouilles, aux emmerdes, aux virus et tout le bla bla. 

Le grand âge quelle histoire…

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