LA SECONDE VIE DES MAISONS ANCIENNES ?

Rénover les maisons de villages plutôt que bétonner à outrance. Telle est la doctrine en forme de slogan du président national de la coordination de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment. En visite sur l’île, Christophe Repon affirme qu’il a des solutions pragmatiques et concrètes afin d’aider les maires de l’intérieur pour réhabiliter le bâti existant. Rappelant que la quasi-totalité des entreprises de la construction compte en moyenne moins de dix salariés, il affirme que ce secteur peut et doit être l’interlocuteur privilégié des élus de proximité.

DIMENSION CITOYENNE

Ainsi dans une démarche, qu’il pourrait nommer de mutuellement bénéfique, le leader de la CAPEB formule pas moins de trente- neuf propositions pour accompagner les édiles et en corollaire faciliter l’apprentissage et l’emploi. Dans une approche plus générale, il martèle qu’être bâtisseur n’exclut pas une dimension citoyenne. Tout naturellement, il évoque le maillage territorial, mais aussi la volonté d’établir une charte des artisans qui serait une sorte de pacte de bonne intelligence avec les municipalités rurales. Le défi n’est pas mince reconnaît Christophe Repon. Mais il prend soin d’ajouter que sa démarche ouvre un chemin novateur et réaliste, tant la problématique du foncier devient chez nous pesante comme le granit. La solution a cet égard passe prioritairement par la rénovation du bâti ancien. Certes est-il dit en substance, des logements devront également sortir de terre afin de répondre pleinement à la demande. Mais faire l’un et l’autre constituerait un point d’équilibre pouvant raisonnablement satisfaire les diverses formes d’attente de la clientèle.

RÉALITÉS ET PERSPECTIVES

Ce panel de propositions s’inscrit dans une sorte de philosophie conférant aux bâtisseurs une dimension humaniste et en filigrane favorisant la revitalisation de l’intérieur. Donner les moyens de se loger devenant alors, nul n’en disconvient, une possibilité accrue de juguler, fut-ce en partie, l’exode. Tout en étant un attrait, non seulement souhaitable mais en tous points nécessaires, de séduire de nouveaux arrivants. Ces idées novatrices ne peuvent que séduire. En alliant réalités et perspectives, la CAPEB pose les pierres d’un chantier sociétal. Pour autant, chacun sait que parfois même les plus belles initiatives se heurtent au mur des contingences nourries de passivité ou d’impossibilité. Notamment pécuniaires. Demander aux petites communes aux budgets plus qu’étriqués d’investir ne serait-ce que des sommes peu conséquentes relève de l’utopie. Même si par ailleurs le projet leur tient à cœur et l’offre de la Capeb alléchante. Mais osons malgré tout accepter l’augure d’une réussite sans pierre d’achoppement.

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