LA CERISE SUR LE GÂTEAU 

Par Nathalie Coulon



Ah ! La cerise sur le gâteau…
J’aime beaucoup cette expression, grandiose, majestueuse et cynique. 
La cerise sur le sundae parfois pour son petit snobisme anglais, pour sa définition : « le détail qui met la touche finale à une entreprise ou à une situation ». Elle est utilisée de façon ironique pour exprimer le fait qu’une chose détériore une situation ou qu’elle la rend invraisemblable ou, au contraire, qu’elle la termine en beauté.
La cerise, ce fruit d’été, gourmand et juteux, sucré sauf quand le mauvais temps s’en mêle. La grêle qui littéralement l’explose, la pluie qui la gorge d’eau. 
Les cerises, ses particularités : 
Les bigarreaux, les griottes, les amarelles. 
Et ses desserts.
Du clafoutis à l’amarena (cette glace italienne).
Que ça sent l’été tout ça, le panier qui sent bon le basilic, la lavande, le thym. 
Et si on partait déjà en vacances, comme ça sur un malentendu, on ne se pointerait pas au travail, la valise serait déjà bouclée, le billet d’avion prêt à être checké et hop, la belle cerise sur le gâteau : un bungalow en première ligne de mer sans personne pour coller sa serviette à côté de la tienne. 
Prendre enfin son temps, toute l’année nous sommes sollicités, pas un seul moment pour enfin se poser. On dilapide notre tonus en courant de gauche à droite et de droite à gauche. 
Et si cette fois, on apprenait à ralentir sans aucune forme de culpabilité. 
Le bonheur ça se gagne aussi. 
Il est peut-être même déjà l’heure de creuser plus profond et de trouver son animal totem (ce sera peut-être même le sujet de la chronique à venir). Dans l’hémisphère nord où nous vivons, le mois de juin est le mois où les jours sont les plus longs de l’année. On apprendrait à prendre son temps aux aurores en prenant tranquillement son café tout en admirant le soleil qui se lève de l’autre côté de la montagne, on se baladerait paisiblement dans le maquis en fleurs, on se baignerait au clair de lune dans la mer immense. On serait ancré en communion avec ce qui nous entoure juste un moment. On aura ainsi zappé les actus sinistres du journal télévisé, oui pauvres pêcheurs que nous sommes, éteindre le poste de télévision ! 
Ça y est, je crois bien qu’on y est, on a laissé derrière nous un énième hiver et le soleil pointe désormais son nez pour quelques mois, on espère qu’il ne sera pas trop brûlant pour nous épargner de la canicule ambiante et des incendies ravageurs. Alors, cet été prenez soin de vous à la Nietzsche, profitez, profitez, soyez des étoiles dansantes dans ce chaos, la face cachée du cosmos, il y a des milliers de galaxies naissantes d’après la NASA. 
Tout sera plus beau. Je crois bien qu’il paraît…

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