Inculture générale: zéro pointé 

Quand le vide culturel fait loi

Par Nathalie Coulon

 
Dans une époque où l’information fuse à une vitesse vertigineuse, on pourrait croire que les savoirs se multiplient à la même allure. Mais non ! Le constat est amer : l’inculture généralisée s’étend comme une traînée de poudre, touchant tant les jeunes que les moins jeunes. Qui aurait cru qu’en 2025, le savoir deviendrait un produit de luxe, accessible seulement à ceux qui daignent lever le nez de leur écran ?

L’obsession pour les chiffres d’audience et les polémiques stériles a largement contribué à cet effondrement culturel. Si l’intelligence et la réflexion étaient autrefois célébrées, elles semblent maintenant reléguées au rang des antiquités. La plupart des débats se résument à un duel d’ignorances où la meilleure punchline prime sur la substance. Quel symbole plus frappant que Donald Trump, dont les débordements incessants se nourrissent d’un électorat avide de sensationnel plutôt que de réflexion ? Le président américain n’a pas seulement mis un coup de pied dans la fourmilière politico-culturelle, il a littéralement renversé le pot de peinture et fait éclabousser l’opinion publique d’absurdités. 

Mais Trump n’est pas le seul à profiter de ce terreau d’inculture généralisée. La montée de l’extrême droite, alimentée par des discours simplistes et souvent trompeurs, profite d’une population désemparée, perdue dans un océan d’incertitudes. En effet, face à la complexité du monde moderne, nombreux sont ceux qui préfèrent se retrancher derrière des slogans accrocheurs, évitant ainsi le vrai travail de compréhension. Cela rappelle qu’un certain fascisme, habillé de nouvelles couleurs, trouve sa place dans le cœur de ceux qui ne cherchent pas à questionner.

Il est impératif d’interroger les responsabilités : écoles, médias, parents, adultes en général. Comment expliquer qu’en lieu et place de sciences et de culture, tant de temps soit consacré simplement à consommer des contenus jetables ? La culture, qui pourrait servir de rempart contre l’oppression et la manipulation, devient un luxe pour ceux qui prennent le temps de s’y plonger.

Face à tout cela, peut-on vraiment accuser les jeunes de leur manque de culture ? Ou ne serait-il pas plus juste d’interroger le système qui les a façonnés ? Ne pourrions-nous pas, au lieu de les dépeindre comme des ignares, les inciter à sortir de leur bulle ?

En conclusion, l’inculture générale n’est pas un état naturel ; c’est l’empreinte d’un système qui a délaissé l’éducation au profit du divertissement et quel divertissement. On peut apprendre en jouant aussi. La culture, l’instruction portées en étendard forcé, non merci aussi ! 

Face à cela, vigilons avec cynisme et discernement. Car la culture, malgré ses entraves contemporaines, demeure notre plus précieuse alliée contre l’obscurantisme.

Les nouvelles jour après jour, attentats après attentats, le démontrent bien. 

Et pourtant, il demeure sur notre île, une jeunesse bien décidée à s’élever pour vaincre l’insignifiance de ce monde. Des jeunes gens préparant humblement les grandes écoles, les classes prépa, les lycées ou autre CFA pour se former, seront eux les acteurs de demain.

Il fut un temps lointain où l’on croyait encore que la terre était plate. 

Unissons-nous aujourd’hui pour relever le défi contre la platitude de cet astre qu’est le nôtre.

Tutti inseme avanzeremu. 

Paoli dicìa « Studià è libertà » 

Più che mai

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