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Jamais sans mon coach

By   /   29 novembre 2017  /   No Comments

Diane Pozzo di Borgo CoachC’est la nouvelle tendance en matière de pratique sportive. Finis la promiscuité et l’odorama des salles moites et surpeuplées, aujourd’hui, les aspirants abdos-en-béton et fessier-qui-tue sont adeptes du coach personnel. À domicile ou en plein air, de la paisible remise en forme à la préparation intensive, vous allez adorer les détester.

Ils sont celles et ceux qui vous motivent au petit matin pour sauter entre deux barres métalliques ou vous suspendre à je ne sais quel appui pour renforcer ou muscler en profondeur un muscle dont vous ignoriez jusque-là l’existence. Ils sont aussi celles et ceux qui vous donnent les bons conseils nutritionnels pour que tous vos efforts ne soient pas ruinés par une avalanche de sucreries post exercices physiques. Ils sont enfin celles et ceux sur qui vous pouvez compter pour atteindre vos objectifs personnalisés qui tournent généralement autour d’une toute petite pièce de tissu : le maillot de bain de la prochaine saison. Parce que oui : « l’été 2018 se prépare dès maintenant ». Alors qu’on n’a pas encore tout à fait perdu nos marques de bronzage, pas le temps de lorgner avec gourmandise sur les seules réjouissances hivernales, à savoir les plats qui tiennent au corps, que la pression du bourrelet se fait sentir. Et pas seulement au-dessus de la taille.

Coachs (de) stars
Le phénomène qui nous vient des États-Unis, of course, s’est démocratisé ces dernières années pour toucher non plus seulement les rich and famous mais aussi monsieur et madame « Presque Tout Le Monde ». Le coût gardant malgré tout son importance, comptez entre 40 et 50 euros de l’heure et des packs de dix séances oscillant entre 350 et 390 euros. À pas moins de deux séances par semaine pour que vos efforts se voient sur la plage ou ailleurs, c’est un budget. À diviser peut-être entre copines. Mais il en faut plus pour décourager les insulaires de plus en plus nombreux à succomber à cette douce torture. La tendance donc s’est imposée via les médias mais aussi les réseaux sociaux et les comptes des coachs stars à l’instar de Valérie Orsoni qui, entre la Corse et Los Angeles, a créé la méthode BootCamp, Julie Imperiali le coach de l’Élysée sous l’ère Nicolas et Carla Sarkozy ou encore Harley Pasternak, «gourou» fitness du clan Kardashian. Trêve de bavardage. On ne bave plus sur son Instagram et cette tartine d’avocat bio, en-cas des champions, ou sur la voisine qui s’est transformée en
quelques mois en mannequin Victoria’s Secret. On enfile ses baskets. Direction : l’extérieur.

Programme sur-mesure
Parce qu’il fait encore beau et bon, Diane Pozzo di Borgo, installée en tant que coach à Ajaccio depuis le mois de juillet, vous emmène sur une plage des Sanguinaires, au Casone ou à Vignetta selon vos disponibilités. À 25 ans, l’ancienne étudiante en langues étrangères et tourisme a déjà effectué sa reconversion. « Je travaillais dans une salle de sport à Corte après mes cours. C’est là que je me suis dit : pourquoi pas moi ? ». Elle s’inscrit donc au Centre du Sport et de la Jeunesse de Corse pour suivre une formation spécialisée, le BPJEPS tout en donnant ses premiers cours dans la cité paoline. Même si Diane a toujours aimé le sport, elle ne le pratique que depuis trois ans. Une véritable révélation. « J’étais une enfant anorexique. Le sport m’a aidée à me sentir mieux dans ma peau, à trouver un équilibre. » Être mieux dans sa peau pour être bien dans sa tête pourrait être sa devise. « Le coach accompagne ses élèves bien au-delà de la dimension exercice physique. Je ne suis pas nutritionniste mais je peux élaborer un plan de rééquilibrage alimentaire. Ou simplement discuter avec l’élève après la séance. Il y a une vraie proximité entre nous. Ils savent qu’ils peuvent compter sur moi en cas de petite baisse de forme. » Celle qui a la réputation d’être dure et de ne rien lâcher sait aussi s’adapter. La
séance justement, Diane la prépare avec un maximum d’éléments : sangles de suspension, échelle de vélocité, corde, haltères…
Il vous suffit de venir comme vous êtes, pas tout à fait comme au Mc Do mais plutôt avec des baskets et une bouteille d’eau. Échauffement, circuits courts, récupération, étirements… ça ne s’arrête jamais et c’est justement ce qui est bon. Motivée pour mener à bien sa petite entreprise, Diane sait également jouer des outils numériques et n’hésite pas à mettre en scène son activité. «Je communique beaucoup sur les réseaux sociaux, des tutos et exercices de gainage à voir sur ma page Facebook, un clip de présentation réalisée par Marie Malka qui est une carte de visite incroyable… C’est un bon moyen de se
faire connaître.»

Question de feeling
Perte de poids, remise en forme, prise de masse musculaire, préparation à un défi sportif ou retrouver la ligne après un accouchement… Autant d’objectifs qui seront définis en amont de votre prise en charge. En effet, toutes les relations entre les coachs et leurs élèves passent par un premier rendez-vous. Pas vraiment amoureux. Plus comme chez un thérapeute, il faut parfois en tester plusieurs avant de trouver le bon. C’est ce qu’apprécie Rémy Garde, 26 ans et coach depuis presque un an. Avant cela, ce passionné de sport a été durant six ans éducateur spécialisé auprès de personnes en situation de handicap mental. Un voyage aux États-Unis, il y a quatre ans finira de le convaincre. «Le coaching allie le sport et l’accompagnement est pour moi, une combinaison idéale.» Passé également par le CSJC pour sa formation, il intervient désormais à domicile ou propose d’accueillir les élèves dans son jardin aménagé en parcours de cross training. Mais avant l’étape de la sueur, la rencontre est fondamentale. «J’ai pour habitude de donner rendez-vous pour parler durant une petite heure. On aborde également les habitudes alimentaires, les contraintes physiques, les éventuels ennuis de santé, blessures ou maladies… On discute enfin des objectifs que souhaite atteindre l’élève. Souvent, derrière le physique, il y a un mal-être. J’aime travailler ce côté humain. De la même manière, je dois aussi me sentir capable de relever le défi. À défaut, je préfère le diriger vers des collègues qui pourront mieux répondre aux attentes et besoins de la personne.»

Travail à plein temps
Confiance, mental, motivation. Célestine Croin peut en parler. À 29 ans, cette jeune maman de deux petits garçons de 3 ans et 1 mois ne va pas tarder à reprendre son activité. Spécialisée dans le sport après son bac, elle cumule différentes formations : fitness, force, forme, animatrice sportive pour tout public y compris les enfants. Après un an passé en Australie et quelques saisons à Chamonix, Célestine revient en Corse en 2016 et se lance dans le coaching privé. Comme ses confrères, une clientèle mixte relativement jeune avec un but : se sentir mieux. « Je constate un réel engouement pour la pratique individuelle. Les personnes ont besoin d’être encadrées et motivées avec un programme sur-mesure. C’est cet aspect qui plaît aux élèves. » Ainsi, en salle, à l’extérieur ou à domicile, Célestine ne manque pas de se tenir informée des nouvelles méthodes et tendances, renforcement musculaire, pilates, stretching mais prévient : « C’est un travail régulier à faire toute l’année ! Venir nous voir aux mois d’avril-mai pour l’été, c’est trop tard. Nous ne sommes pas des magiciens. » Si on peut même plus rêver…

Caroline Ettori

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  • Published: 2 semaines ago on 29 novembre 2017
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  • Last Modified: novembre 29, 2017 @ 4:34
  • Filed Under: ACTUS

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